Étudiants aux doubles talents

Regard sur six étudiants de l'IUT de Bordeaux qui, malgré des parcours différents, partagent la même ambition : vivre pleinement leurs études et leur passion, sans jamais sacrifier l'une pour l'autre.

Quand études et passion ne font qu’un

Ils sont arbitre, judoka, musicien, tireur de haut niveau, passionné de théâtre ou encore entrepreneur... et pourtant, ils partagent tous le même quotidien d'étudiant à l'IUT. Entre cours, entraînements, répétitions, compétitions et aventures entrepreneuriales, découvrez six profils qui prouvent qu'il est possible de mener de front études et passion.

Paul Corto, l’arbitre qui ne lâche rien

Le week-end, les matchs de football se jouent sous ses yeux. Mais Paul, lui, ne court pas après le ballon : il fait respecter les règles. Étudiant en Techniques de commercialisation (TC) à Bordeaux-Bastide, il évolue depuis 2022 en tant qu'arbitre de football au FC Parentis, jusqu'au niveau national.

Au départ, rien ne le prédestinait vraiment à cette trajectoire. « C'est venu un peu par hasard, lors de tournois dans mon club », raconte-t-il. Avec son entrée en section sportive au lycée, Paul comprend rapidement qu'il devra apprendre à concilier études et arbitrage.

Entre cours, entraînements et matchs, ses semaines sont bien remplies. Il consacre une dizaine d'heures par semaine à sa passion et adapte constamment son organisation en fonction de son emploi du temps universitaire. L'arbitrage lui apporte de la confiance en lui, une meilleure gestion du stress et un sens accru des responsabilités, des qualités qu'il applique aussi dans ses études.

Sa plus grande fierté ? Réussir à maintenir cet équilibre exigeant tout en progressant dans les deux domaines. Une certitude qu'il garde en tête à chaque coup de sifflet : études et passion « ne s'opposent pas – elles se renforcent ».

Farah Jean-Baptiste, la voix comme révélation de soi

Entre les cours en Gestion administrative et commerciale des organisations (GACO) et la scène – avec l'association Théâtre au bout des doigts – Farah n'a pas le temps de s'ennuyer.

C'est à 16 ans, à travers des ateliers de lecture, qu'elle découvre sa passion pour le théâtre et la prise de parole. Très vite, elle comprend que ces disciplines sont pour elle un moyen « d'exprimer des idées, de raconter des histoires et de toucher un public ». Sa participation à la demi-finale internationale d'Eloquentia marque un véritable tournant dans son parcours.

Depuis, plus question de choisir entre la scène et les études. Entre cours, répétitions, ateliers et spectacles, Farah avance grâce à une organisation minutieuse. Ce double parcours lui apporte confiance en elle, créativité et gestion des émotions, des qualités qu'elle pourra réinvestir dans sa vie professionnelle.

Sa plus grande fierté ? Avoir atteint le niveau international et compris que chaque expérience permet de progresser. Une conviction l'anime plus que toute autre : « Oser être soi-même et laisser parler sa passion ».

Droits réservés : Ernesto Bafile

Anthoni Wey, concentration, précision et résilience pour viser juste

Depuis l'âge de 8 ans, Anthoni évolue dans un sport où précision et maîtrise de soi sont essentielles. Étudiant en Mesures physiques (MP), il jongle entre cours exigeants et entraînements intensifs de tir sportif, qu'il pratique aujourd'hui au niveau international avec l'équipe de France.

Le tir est entré dans sa vie presque par hasard, alors qu'il cherchait plusieurs sports à pratiquer. Mais l'envie de performer est venue plus tard, lorsqu'il a compris qu'il voulait s'investir pleinement dans cette passion « pour tracer son chemin selon ses propres objectifs ».

Pour concilier sport de haut niveau et études, Anthoni s'appuie sur une organisation méthodique. Entre cours, entraînements, préparation physique et compétitions, il consacre entre 15 et 20 heures par semaine à son sport. « Mon plus gros défi, c'est de suivre un plan clair malgré un emploi du temps changeant », confie-t-il. Le tir sportif lui apporte patience, connaissance de soi et persévérance, même dans les périodes plus difficiles.

Sa plus grande fierté ? Avoir traversé des moments compliqués sans jamais cesser d'avancer. Pour Anthoni, ce double parcours est avant tout une leçon de résilience : « Tomber, puis se relever, mais en se souvenant de chaque chute. ».

Droits réservés : Fédération française de tir (FFTir)

Thibaut Svay, du tatami à l’amphi : même état d’esprit

Thibaut Svay partage sa vie entre l'IUT et le tatami. Étudiant en Génie civil - Construction durable (GCCD), il évolue également au niveau national en judo avec l'Alliance Judo Dordogne Périgord.

Sa passion pour le judo est née grâce à un ami qui lui a fait découvrir ce sport. Elle est ensuite devenue bien plus qu'un loisir : un véritable engagement. « Ce qui m'a donné envie de m'investir, c'est la passion », explique-t-il. Son entrée au pôle espoir de Limoges marque le moment où il comprend qu'il devra apprendre à concilier études et sport de haut niveau.

Après les cours, Thibaut enchaîne entraînements et renforcement musculaire pour un total d'environ 14 heures de pratique par semaine. Grâce à son organisation rigoureuse, il garde l'équilibre. Le judo lui apporte discipline, maturité et sens de l'effort, des qualités qu'il applique aussi dans ses études.

Sa plus grande fierté ? Avoir réussi à progresser dans son sport tout en poursuivant son parcours universitaire.

Eliot Capdeville, quand la mécanique rencontre la musique

Eliot a appris très tôt à jongler entre rigueur et créativité. Étudiant en Génie mécanique et productique (GMP), il consacre plusieurs heures par semaine à la musique, à l'euphonium, au conservatoire Jacques Thibaud de Bordeaux.

Influencé par ses frères et sœurs musiciens, Eliot découvre très jeune une passion qui prend rapidement une place essentielle dans sa vie. Pour lui, « lier travail et passion est primordial ». C'est en préparant son bac en parallèle de son Diplôme d'Études Musicales qu'il prend alors conscience qu'il devra faire de ce double parcours une partition bien maîtrisée.

Entre cours, révisions et répétitions, il consacre environ huit heures par semaine à la musique. Pour lui, elle représente « une déconnexion et de la légèreté » qui équilibre son quotidien.

Sa plus grande fierté ? Avoir poursuivi cette voie musicale jusqu'aux études supérieures sans jamais renoncer à sa passion. Une certitude résonne en lui comme une évidence : sa vie ne serait pas la même sans la musique.

Angel Uriel Pedroza Navor, entreprendre pour honorer sa culture

Angel partage son quotidien entre études et entrepreneuriat. Étudiant en Qualité, logistique industrielle et organisation (QLIO), il développe en parallèle un projet culinaire inspiré de ses racines mexicaines.

Originaire d'Iztapalapa à Mexico, il grandit dans l'univers du petit commerce familial autour des spécialités mexicaines. Lorsqu'il arrive en France en 2023, il décide de faire revivre ce projet à sa manière : « Je voulais représenter ma culture de façon honorable et la partager ». À Agen, avec un associé chilien, il construit progressivement une activité autour de la cuisine latino-américaine, entre marchés, recettes et démarches administratives.

Entre université, alternance et entrepreneuriat, Angel apprend à gérer son temps et à prioriser ses objectifs. « Je ne m'ennuie jamais. Le défi, c'est de savoir où mettre mon énergie », glisse-t-il.

Sa plus grande fierté ? « La personne que je suis en train de devenir ». Pour Angel, entreprendre est avant tout une manière de grandir et de construire un avenir qui lui ressemble.

Au-delà de leurs parcours, ces six étudiants partagent une même conviction : à l'IUT de Bordeaux, il est possible de réussir ses études sans renoncer à ce qui les anime vraiment. Sport, théâtre, musique ou entrepreneuriat, tous partagent un même quotidien fait d'organisation, de rigueur et d'investissement personnel. Malgré un rythme exigeant, chacun trouve dans sa passion un équilibre.

Les qualités acquises sur le terrain de football, le pas de tir, le tatami, sur les planches, au son de l'euphonium ou derrière les fourneaux les accompagneront bien au-delà de leurs années universitaires !

De belles illustrations que la réussite à l'université, se construit aussi en dehors des cours, portée par l'engagement, la motivation et l'envie d'avancer dans un projet personnel, avant tout.

Accompagnement adapté : service PHASE

  • Étudiant à besoins spécifiques (PHASE)

    Sur les 4 sites de l'IUT de Bordeaux, les étudiants nécessitant une adaptation de la scolarité peuvent bénéficier du service PHASE. Il permet à ces derniers de concilier les formations dispensées à l’IUT avec des contraintes extra-universitaires intenses.